
Tout d'abord nous souhaitons la bienvenue à cette nouvelle classe qui vient s'ajouter à toutes celles qui sont déjà partenaires du projet "Regards des enfants du monde sur leur école". Nous remercions Evelyne,enseignante d'une classe de CE2-CM1 de Bouzigues, de l'interêt qu'elle porte à notre projet.
Depuis notre départ, le 6 Août, nous n'avons pas vraiment commencé le projet. En effet, ici comme en France ce sont les vacances. Mais ça, on le savait. On a tout de même fait quelques rencontres intéressantes.
Nous essaierons de repasser à notre retour du sénégal et du mali, en novembre "incha allah" comme ils disent ici.
Pour vous c'est bientôt la rentrée; notamment pour les écoles qui font la semaine de quatre jours. D'ailleurs, je passe un grand bonjour à tous les enfants, parents, enseignants, animateurs du CLAE et agents de service de l'école Saint-Exupery de Castelnau-le-lez.
Mais revenons à nos moutons. Comme je vous le disais précédemment, nous n'avons pas fait que visiter ce beau pays qu'est le maroc. Après avoir aterri à Marrakach, nous avons pris la direction du sud. Nous nous sommes arrêtés à Boumalne du Dades. Ici nous sommes chez les berbères. Nous comprenons très vite que ce n'est pas la même chose qu'être arabe. Les berbères ne parlent pas l'arabe, ils parlent le Tamazirt. C'est bien différent. A tel point qu'ils ne se comprennent pas s'ils parlent leur langue respective. Dans ce coin du Maroc, on sent très vite une grande solidarité entre les gens. Il y a énormément d'associations qui oeuvrent pour améliorer la condition de vie des gens et surtout des femmes. Par exemple, une association qui aident les familles dans le besoin à avoir une rentrée scolaire digne pour leur enfant, ou une autre qui cherche à faciliter la vie des handicapés.
Ecoles rurales
A notre retour nous espérons aller voir cette école, ou plutôt cette classe qui se trouve dans le village de Ait Bouyoussef à 5 km de Boumalne du Dades. C'est une classe de CP, qui a été construite afin d'éviter aux enfants, encore petits, d'aller à pieds jusqu'à leur école qui se trouve dans le village d'à coté, soit 4 kms. Ici les enfants vont à l'école soit à pieds, soit à vélo. Il arrive souvent qu'un enfant fasse 4 fois le trajet par jour, ce qui peut représenter 20 kms à pieds. C'est pour cela que les villageois avec l'association du village de Ait Bouyoussef ont, après quelques années, réussit à obtenir la construction de cette classe. Vous pouvez voir la photo de cette classe-école dans l'album photo (classe-école d'Ait Bouyoussef).
La scolarité des filles en milieu rural
On a également appris qu'ici, dans les milieux ruraux les filles, rencontraient beaucoup de difficultés à poursuivre leur scolarité. Elles vont à l'école jusqu'au collège, puis, après, elles sont contraintes d'abandonner leur scolarité. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d'abord, devant s'occuper des tâches qui incombent à leur rôle de femme (taches ménagères, travail aux champs, fonder et s'occuper de sa famille), les filles ne peuvent plus aller à l'école. En outre, leurs parents ne veulent pas les laisser partir du foyer famillial et habiter seules. Aujourd'hui l'état cherche à régler ce problème en créant des foyers pour filles.
Cela ne vous rappelle-t'il pas une situation passée en France ? |